Écrire un roman (part. 2)

Hello !

Et bien, ça fait longtemps que je vous avais promis cet article !

Alors pour commencer, assurez-vous d’avoir lu la partie 1 et on est parti !

PARTIE 2 : PENDANT

Maintenant que vous avez revu les quelques bases sur la grammaire, l’orthographe, etc… que vous avez votre idée, que vos personnages sont dessinés (et que vous avez passé du temps à le faire ! oui, car rappelez-vous, ils sont les éléments clés de votre livre !) et que vous avez trouvé des photos inspirantes de lieux, villes, paysages, etc… vous allez pouvoir enfin vous lancer dans l’aventure MAGIQUE DE L’ÉCRITURE HIHIHI !

STOOOP ! Alors, je vous arrête tout de suite. Il n’y a rien de fun et de magique à écrire. Écrire un roman demande du courage, de la ténacité, de la témérité et un max de travail. En gros, je peux vous promettre que vous allez vous amuser pendant… 10 pages Word. Les 70, 80, 90, 1500 autres, ne seront que lutte quotidienne et ultime concentration.

Alors, si… oui bon, quand même, bien sûr que c’est sympa d’écrire et de composer une histoire, bien plus que pas mal de job sur cette planète, mais c’est très loin de l’idée qu’on peut s’en faire. Non, un auteur n’est pas touché par la grâce de Dieu. Les mots ne lui viennent pas comme ça. Ce n’est pas un talent naturel qu’il a depuis la naissance (la qualité de la prose probablement, et encore ça se travaille), écrire c’est un vrai travail. C’est se battre chaque jour contre la procrastination, contre le syndrome de la page blanche, les doutes et les baisses de motivation. Donc si on prend un peu de recul, si on se lance dans l’écriture d’un roman, il vaut mieux en avoir vraiment envie. Plus qu’une envie chez moi, c’est une nécessité. J’en ai besoin, et c’est pour ça que je le fais. C’est une intro un peu cash, mais je préfère prévenir.

Vous êtes prêts ? Vous avez prévu la trousse de secours, la tente Quechua, la tenue de survie et les mouchoirs ? Ok, c’est parti ! Maintenant, on va l’écrire ce roman !

 Après 2 mois d’écriture intensive. Et qu’il te reste 50% du roman à écrire…

Après 2 mois d’écriture intensive. Et qu’il te reste 50% du roman à écrire…

Le plan

Alors, il existe deux types de personnes : les survivor et les planqués. Les survivor vont partir dans l’écriture de leur roman sans filet, c’est à dire sans plan préparé à l’avance. C’est comme ça que j’ai procédé pour La seconde vie de Rachel Baker. Disons que la seule chose qui me guidait réellement c’était les personnages. Mon livre devait évoluer en même temps que Rachel, donc en fonction de ses rencontres. Je ne prenais donc pas trop de risques non plus. Travailler sans plan c’est laisser libre cours à son imagination, et à ses idées, pas de limite donc ! C’est un exercice intéressant et libérateur mais qui peut être très dangereux. Travailler sans plan c’est aussi possiblement se planter… Se perdre, ne plus savoir où on voulait aller, et donc subir le fameux syndrome de la page blanche.

De mon expérience, je vous conseillerais de jouer plus le rôle du planqué et de prévoir un plan. Même très peu détaillé si ne voulez pas tomber dans quelque chose de trop clinique et préparé. Vous pouvez constituer votre plan en 3 parties puis en 9 sous parties. Par exemple :

1 ) DÉCOUVERTE : a) Qui est le héros / l’héroïne ? Ses peurs, son histoire, ses besoins, ses buts - b) L’événement déclencheur et l’impact sur la vie, les buts, les peurs du héros/héroïne - c) Comment va-t-il.elle y arriver ? Qui y a t-il dans son entourage (amis ? ennemis ? famille ? amour ?) ?

2 ) DÉVELOPPEMENT : a) Premier indice ou une révélation qui va aider le héros ou énorme changement - b) Progression du héros - c) Premier échec du héros avec nouvelle direction

3) RÉSOLUTION : a) Le héros s’y prend autrement et découvre quelque chose d’important - b) Conflit final, le moment de tension du roman, la fin, le but résolu ou non, c’est le moment avec le plus d’émotion/stress - c) Le héros évolue, change, il y a une morale.

Voici un petit plan simple, que vous pouvez faire évoluer, améliorer, changer et même compléter. Pour mon nouveau livre actuellement en cours d’écriture, mon plan comporte 3 grandes parties avec 21 sous parties !! Je suis en train d’écrire un thriller avec une enquête criminelle… je ne peux donc pas prendre le risque de m’égarer ! On peut donc dire que là, je suis carrément une planquée !

Votre plan peut évoluer au cours de votre écriture. Il m’arrive très souvent de le retoucher ou d’y ajouter des choses. Prévoyez toujours un document à part où vous pourrez noter vos idées pour plus tard, vos penses-bêtes (le nom du chien du patron de votre héros, l’adresse où il a mangé à midi, etc…). C’est dans ce document qu’on doit aussi trouver la description de vos personnages, vos photos d’inspiration, votre plan et votre idée originale.

Le flux créatif

Oh mon dieu ! Ça y est vous êtes prêt à écrire ! Maintenant y a plus qu’à ! Vous allez sans doute ADORER l’écriture de vos premières pages. Tout est neuf, frais, les personnages n’attendent que d’éclore, les mots d’être couchés ! Il n’y a rien de plus plaisant que d’écrire ses premières pages. Vraiment.

Une fois les choses posées, la présentation du héros faite, l’élément déclencheur écrit… et bien c’est une autre histoire. Maintenant va falloir aller au bout de votre histoire (Rambo tout ça, voir plus haut) ! Et quand on sait qu’un roman doit faire impérativement 50 000 mots au minimum pour obtenir l’apelation (une page de traitement de texte est à peu près égale à 500-600 mots), on se rend compte que c’est un long voyage pour notre héros/héroïne ! Et va falloir trouver de quoi raconter parce que même avec un plan préparé, et bien il ne va pas faire le travail à votre place ! Faire voyager le lecteur, inciter l’intérêt, avoir une prose agréable et dynamique demandent beaucoup de concentration. Et c’est là que rentre en scène le fameux flux créatif !

Mais alors c’est quoi le flux créatif ? Le flux créatif ce n’est pas une technique ou une méthode d’écriture. C’est un état dans lequel se trouve l’écrivain lorsqu’il travail. Enfin, l’état dans lequel il se retrouve parfois. Et le but étant d’essayer de s’y trouver le plus de fois possible. Pourquoi ? Car l’état de flux créatif est un état psychique dans lequel vos capacités et votre concentration sont à leur maximum. Le temps n’existe plus, vous êtes DANS votre oeuvre. Vous ne sentez plus vos doigts contre le clavier, vous n’entendez plus rien, les idées pleuvent et vous prenez un plaisir absolu à faire ce que vous êtes en train de faire. Cet état peut être passager ou bien durer pendant toute votre cession d’écriture (petit.e veinard.e !). C’est un état que beaucoup d’artistes cherchent à atteindre car celui-ci permet d’être très efficace et productif. En gros le flux créatif peut vous aider à terminer votre roman plus vite et dans de meilleurs conditions.

Mais alors comment atteindre cet état ? Vous trouverez plein de méthodes sur internet (qui se rejoignent un peu). Mais en gros il n’y a pas franchement de méthode miracle. Chacun la sienne, je pense… En attendant, je vais vous donner les deux trois trucs qui ont déjà fonctionné chez moi et qui m’aident, du moins, à être pas mal concentrée.

1) DU CALME ! Oui. C’est la base en fait. Le calme absolu, même. N’allez pas écrire dans un café parisien ou dans un restaurant blindé. Vous ne devez jamais être dérangé pendant vos cessions d’écriture. Assurez-vous que vous n’avez pas de rdv téléphonique en plein milieu et que personne n’a besoin de vous pendant ces quelques heures. Écrire demande de la concentration, rien ni personne ne doit vous déranger.

2) De la musique stimulante. Quand je parle de musique, je parle de sons reposants et stimulants. Comme le piano, le violon et les musiques que l’ont peut trouver dans les spa (oui oui). Évitez les chansons françaises qui vous déconcentrerons avec leurs mots, laissez de la place dans votre cerveau ! Vous pouvez écrire par exemple sur de la musique classique (comme des B.O. de films). Les morceaux qui me stimulent le plus et m’aident à la concentration sont ceux de : Max Richter, Hans Zimmer, Cliff Martinez, Ludovico Einaudi… Et avec un casque sur les oreilles pour être plongé complétement dedans, c’est encore mieux.

3) Imaginez. Accordez-vous du temps à imaginer votre livre. En écoutant de la musique, visualisez les scènes comme vous regarderiez un film au cinéma. Notez toutes les idées qui vous viennent sur votre document annexe. Cherchez des images qui vous plaisent, faites des essais de couvertures, écrivez des phrases qui vous viennent. Regardez une scène de film qui ressemble à votre livre. Puis, écrivez. Cet exercice devrait pouvoir vous motiver et vous stimuler !

Comment bien démarrer un roman ?

Alors, il y a mille et une façon de démarrer un roman. Mais n’oubliez pas que le premier chapitre, voire le premier paragraphe (voire la première phrase !) sont déterminants ! C’est de cette façon, ou non, que vous allez accrocher votre nouveau lecteur. Les premiers instants que vous passez avec un livre sont décisifs. En quelques phrases, on doit comprendre qu’est-ce que ce livre a à nous offrir, ce qu’il a dans le bide ! Alors : SOIGNEZ LE DÉBUT DE VOTRE ROMAN !

Soignez-le dès la première phrase. Celle-ci doit tout de suite titiller la curiosité du lecteur. Elle doit déjà raconter une histoire ! Oui ! Elle doit donner envie de poursuivre la lecture. Prenons un exemple, histoire de bien piger le truc.
Disons que mon livre parle d’un chat sorcier qui a plein de copains avec des pouvoirs magiques (chelou cette idée, moi qui n’aime pas trop les romans sur la magie…) Comment pourrions-nous en une phrase, poser l’ambiance ?

On va partir avec une phrase toute simple : Il y avait un chat allongé sur le canapé qui attendait que la nuit tombe. Il été très pressé que ça arrive.

Ok donc c’est chiant là on est d’accord ? Mais ce chat vous l’avez dépeint pendant votre phase de préparation ? Vous savez à peu près où vous voulez aller ? Alors qu’est-ce que ça pourrait donner avec ces nouvelles informations ?

Chéron, un chat… pas franchement comme les autres, était allongé sur le canapé à attendre la nuit. Mais pourquoi attendait-il à ce point que les ténèbres s’invite à sa porte ?

Bon, hein, voilà, c’est un exemple. Suis pas douée en SF mais vous avez l’idée ! On peint un peu notre héros, on évoque déjà le côté magique de l’histoire et on pose une question ! Ça donne un peu plus envie de découvrir la suite que la première phrase.

Travaillez donc bien votre première phrase et votre premier chapitre ! Et si vous avez des doutes, faites lire votre premier chapitre à un ami qui pourra être honnête avec vous (ça de toute façon, on le verra lors de la 3e partie ;))

Le syndrome de la page blanche

Il y aura des jours avec… et il y aura des jours sans. Et ça, je - peux- vous - le - garantir. Comme dit plus haut, écrire un livre est un travail de longue haleine. Il y aura des jours où les choses vous paraitrons assez simples (au final !) et vous suivrez votre plan sans trop de difficultés. La musique vous parlera et vous donnera des idées. Vous aurez écrit 2000 mots finger in the nose et vous serez méga fier de vous ! Ces journées arrivent, et fort heureusement.

Mais hélas, ces journées bien sympatoches seront obscurcies par des phases de doutes, de peurs et de vide artistique. Les 3 magnifiques piliers du SYNDROME DE LA PAGE BLANCHE (TIIINTIIIN !). Et vous savez ce que crée la peur de la page blanche chez l’écrivain ? La procrastination !! Tada ! Ah c’est magique. Et la procrastination ça aide pas à avancer et à terminer votre roman. Ça vous retarde, ça vous éloigne de votre histoire, ça vous détache de vos idées et de vos personnages… Bref page blanche ft. procrastination sont vos deux ennemis. En plus ces enfoirés marchent bien ensemble car ils prennent de la force chez l’un et chez l’autre. Laissez la porte ouverte à l’un d’entre-eux et vous pouvez être sur que son petit pote se ramène vite fait !

Et regardez ! REGARDEZ BORDEL ! Nous sommes mardi, il est 16h48 et j’écris un article pour mon blog depuis presque 2h hihi ! Pourquoi ? Tout ça parce que depuis deux semaines, j’ai PEUR de retourner sur mon manuscrit. Alors, si, quand même, j’écris tous les jours hein (en ce moment, je tourne autour de 1000-1500 mots / jour) mais j’ai un mal de chien à m’y mettre. Bon, c’est un peu mon quotidien depuis que j’écris en vrai et c’est assez difficile à gérer mais je m’en sors (pour preuve je sors des livres laul). Et je ne sais toujours vraiment pas pourquoi j’ai du mal à m’y mettre. Peur de ne pas y arriver ? De ne pas trouver les mots ? Peur de la page blanche (très probablement) ? Alors pour me motiver, je tente l’exercice que je vous ai donné un peu plus haut pour le flux créatif, souvent, ça m’aide. Sinon, c’est la procrastination assurée…

Il y a aussi différentes choses qui peuvent vous aider contre la page blanche (en plus de ce que je vous ai donné plus haut).

1) Rappelez-vous pourquoi vous écrivez. C’est important. Car avant de vous lancer, il y avait chez vous une envie réelle (accomplir quelque chose ; raconter une histoire importante ; être publié). Ne l’oubliez pas.
2) Écrivez autre chose. Accordez-vous une pause. Écrivez une nouvelle, un poème, un article de blog (coucou), une chanson… Essayez de stimuler votre imagination par autre chose.
3) Lisez. Prenez un livre dans la même veine que votre roman et lisez quelques chapitres. Ça peut vous aider à avoir de nouvelles idées et à réaliser que votre travail vaut le coup !

Ce que j’aime faire aussi, c’est relire ce que j’ai écris la veille. Je sais que c’est souvent déconseillé pour ne pas donner envie de réécrire lors du premier jet mais ça m’aide à me replonger dans l’histoire.

PARTIE 3 : APRÈS

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Alors, ça on verra plus tard hein. Déjà vous allez me faire le plaisir d’ÉCRIRE CE LIVRE BON SANG !

En vrai, je vous souhaite d’y arriver et de prendre un maximum de plaisir ! Ne baissez pas les bras, allez au bout, c’est un voyage tumultueux mais tellement gratifiant ! Et surtout n’hésitez pas à me contacter ici ou sur Instagram pour me partager vos ressentis, vos doutes et vos questions !

On se retrouve la prochaine fois pour parler de la réécriture, la relecture, la correction, les beta lecteurs et la publication en auto-édition !

À bientôt <3
Lucie

La seconde vie de Rachel Baker : Numéro 1 des ventes Kindle Amazon !

Bonjour à tous,

Un petit post rapide pour marquer la journée de vendredi dernier d’une pierre blanche ! Suite à une offre éclair proposée par Amazon, mon roman La seconde vie de Rachel Baker s’est retrouvé propulsé à la tête des ventes ebook Amazon pendant plus de 24h ! Et je peux vous dire que j’en ai été absolument bouleversée (dans le bon sens). C’est un petit rêve qui se réalise :)

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En attendant, Rachel Baker se stabilise et surfe entre la 18eme et la 25eme place du top selon les jours.

Alors merci à toutes et à tous car sans mes lecteurs, rien n’aurait pu être possible ! N’hésitez surtout pas à laisser un petit commentaire après votre lecture :) Ça m’aide beaucoup et j’adore lire vos retours !

En attendant, je travaille sur mon nouveau roman où vous pourrez retrouver un personnage découvert dans La seconde vie de Rachel Baker…

À bientôt !

Écrire un roman (part. 1)

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Vous avez été nombreuses et nombreux sur Instagram à me réclamer un article sur l'écriture d'un roman. Alors il y a vraiment beaucoup de choses à dire et à assimiler donc je vais faire ça en plusieurs parties.

Cela fait trois ans maintenant que j'écris. En plus d'être rédactrice freelance (spécialisée hôtellerie et tourisme), j'ai écrit 4 romans dont 3 publiés sous un nom de plume. Aujourd'hui je suis en pleine réécriture de mon avant-dernier roman pour le ressortir et que vous puissiez tous en profiter !

Lorsque j'ai pris la décision d'écrire un livre, j'avais très peu de bagages en rapport avec l'écriture. J'avais écrit quelques nouvelles étant adolescente, mais lorsque je me suis lancée dans l'aventure, je ne connaissais pas les bases, je n'avais pas fait d'études de lettres, et je ne savais pas trop par où commencer.

J'ai visité alors pas mal de sites et de forums pour trouver de l'aide. Et j'ai trouvé 1000 et 1 conseils divers et variés. J'ai aussi lu deux bouquins qui m'ont réellement aidée et m'ont permis d'avoir une vision plus claire de l'écriture et de l'édition. J'ai aussi remis la tête dans les cours de grammaire, de conjugaisons et d'orthographe (et oui !). Bref j'ai fait pas mal de choses pendant ces 3 ans pour m'aider à avancer et à m'améliorer.

Dans ce premier article nous allons voir ensemble la phase initiale, celle qui précède l'écriture. Parce qu'écrire un livre demande de la préparation. Et plus vous êtes prêts, plus l'écriture en sera simplifiée !

Partie 1 : L'AVANT

Reprendre les bases

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À part si vous êtes un AS en français, je vous conseille vivement de vous replonger un peu dans quelques cours de grammaire et de conjugaison. Déjà, vous verrez, avec l'âge, on trouve ça beaucoup plus amusant que quand on était à l'école ! Il existe pas mal de sites avec des exercices mais moi j'avais opté pour la technique à l'ancienne avec deux livres trouvés à la Fnac. Hélas, je n'ai plus ces livres en ma possession mais je me souviens avoir opté pour un livre qui expliquait la conjugaison avec beaucoup d'humour ! Et ça rentre beaucoup mieux !

La langue française est extrêmement complexe, même en étant quelqu'un "qui ne fait jamais de faute", vous aurez besoin de faire appel à un ou une correctrice professionnel.le avant de publier votre roman. Parce qu'il y a une différence entre écrire un mail ou un texte de 500 à 1000 mots et un manuscrit pouvant aller jusqu'à 200 000 mots (les miens font en général 55 000 mots) ! Ayez toujours sous la main un dictionnaire classique, un dictionnaire des synonymes (le best) et un conjugueur (enfin, sur votre ordinateur quoi).

À lire : deux livres m'ont vraiment aidé à changer mon point de vue sur les techniques d'écriture et à comprendre ce qu'il fallait faire ou ne pas faire. Le premier : Écriture, mémoire d'un métier de Stephen King. Absolument fascinant surtout si on aime l'écrivain et ses œuvres ! On y apprend comment il a trouvé ses inspirations et à quoi ressemblent ses sessions d'écriture. Le deuxième : Premier roman, mode d'emploi de Laura Pécher. Assez technique (et très direct) mais intéressant car écrit par une actuelle agent littéraire et ancienne éditrice.

L'idée originelle

Les gens pensent souvent que les auteur.e.s sont touché.e.s par la grâce de Dieu et trouvent leurs idées en pleine nuit ou au détour d'une rue comme une révélation mystique. Il arrive bien entendu, qu'une idée nous frappe suite à la lecture d'un autre livre, après visionnage d'un film ou même après une conversation avec quelqu'un. Et c'est pour ça que je possède un petit carnet où je note toutes mes idées pour mes prochains livres (aujourd'hui, j'ai 2/3 synopsis en attente). Mais il peut arriver, et plus souvent qu'on ne le pense, de se trouver en panne d'inspiration. Il faut donc partir à la quête de l'idée !

Quels sujets voulez-vous aborder dans votre livre ? Quels sont les enjeux ? Le contexte ? Quelles sont les émotions que vous voulez transmettre ? Y a t-il un genre en particulier qui vous plaît (la romance, le fantastique, le polar, etc) ? Pourquoi lire ce livre ? Voici les questions que vous devez impérativement vous poser avant de vous lancer. Si vous n'avez pas de sujet en tête ou si vous ne savez pas comment fabriquer votre histoire, prenez une feuille blanche et noter les mots et verbes qui pourraient le mieux décrire votre roman (et cela peut même servir quand vous avez déjà votre sujet !).

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Par exemple, pour Rachel Baker, voici les mots que j'avais moi-même notés : traumatisme, résilience, combat, mélancolie, femmes, histoires, sentiments, peine, recherche, chemin, temps, pardon.

Trouvez une histoire qui apporte quelque chose aux lecteurs. Que ce soit un émotion, une réflexion ou des surprises. Écrivez aussi quelque chose qui a du sens pour vous, soyez vrai et honnête. Ne faites pas un roman sur les vampires si vous en avez horreur même si c'est à la mode ! Les lecteurs ne sont pas dupes, ils le verront.

OBSERVEZ ! Regardez autour de vous, inspirez-vous des choses qui vous entourent, de votre propre expérience, de vos peurs, de vos doutes... Écrire est le meilleur moyen de communiquer tout ce que vous ne pouvez pas communiquer dans la vraie vie. C'est un véritable exutoire et vos expériences réelles peuvent vous aider. En bref, vous avez les idées en vous, il suffit juste d'un peu de stimulation pour les aider à jaillir !

Les personnages

Arrêtez tout. Je vous le dis tout de suite. Voici la première chose que vous devez savoir et retenir avant de commencer à écrire : LES PERSONNAGES SONT LA CLÉ DE VOTRE ROMAN. Et voilà ! On peut arrêter l'article ici, bonne fin de journée et bonne écriture !

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Plus sérieusement, cette information est capitale. Vos personnages feront votre roman. Vous pouvez écrire une histoire plus ou moins commune, si vous tenez des personnages exceptionnels, c'est le succès assuré ! Quand je parle de succès, je parle de qualité du livre bien entendu. Le lecteur aime s'attacher aux personnages et plus particulièrement au héros d'un livre. Alors prenez cette partie très au sérieux.

Pour commencer, faites un tableau avec en haut le nom de votre héros ou héroïne ainsi que les différents personnages que vous souhaitez intégrer. Et inssuflez-leur la vie ! Nom, âge, ville de naissance, caractéristiques physiques, métier, peurs, hobbys, passé, qualités, défauts, handicap, etc... Tout doit y passer pour que ces personnes deviennent réelles (oui réelles !). Quels sont les liens qui les rattachent entre eux ? S'apprécient-ils ? Comment se connaissent-ils ? Pourquoi sont-ils présents dans votre livre ? Chaque personnage doit trouver sa place et ne doit pas être inutile.

Passez du temps sur cet exercice car il est décisif. Une fois vos personnages bien établis, il sera plus facile pour vous d'écrire les dialogues et de prévoir les réactions et actions de votre héros ou de tel et untel lors de l'écriture de votre roman.

Les lieux

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Il est toujours plus facile d'écrire sur des lieux (et des sujets !) que l'on connaît. Et pourtant je n'ai pas écrit un seul livre en France ou à Paris. Mes livres se sont passés à Londres, en Alabama, en Caroline du Nord et en Pennsylvanie. À part Londres, je ne suis jamais allée dans ces états américains (j'ai visité Los Angeles il y a quelques années). Alors comment j'ai fait ? Et bien je me suis beaucoup renseigné ! Wikipédia, photos, films, Google Maps, livres...

Préparez un dossier avec des images des lieux où se passent votre action : maisons, restaurants, rues, etc... Celles-ci vous accompagneront et vous donneront de l'inspiration. Un peu comme si vous prépariez un voyage !

Choisissez un lieu de départ et un lieu d'arrivé à votre histoire. D'où part votre héros ? Où va t-il arriver ? Par où passe t-il ? Répondre à ces questions vous permettra d'établir un cadre et une structure à votre livre.

Si vous écrivez un polar, renseignez-vous sur le système judiciaire du pays, les lois, le fonctionnement de la police et de la justice... Internet regorge de ces informations.

En bref, faites vos recherches en amont et maîtrisez votre sujet !

SOON / PARTIE 2 : PENDANT

Voici notre prochaine partie que nous verrons dans un autre article (car là vous avez déjà pas mal de choses à lire et à préparer si vous vous lancez aujourd'hui et que j'avoue que j'ai trop chaud pour continuer à écrire !).

Dans cette partie nous verrons : le temps d'écriture, le flux créatif, le syndrome de la page blanche (et noire), la structure du récit, et comment bien démarrer un roman.

N'hésitez pas à partager vos conseils et même à me poser vos questions :)

À bientôt !
Lucie

 

La seconde vie de Rachel Baker : la genèse

Hello !

Ça faisait un petit moment que j'avais envie de vous préparer un article pour parler un peu plus en profondeur de mon livre La seconde vie de Rachel Baker.

Il faut savoir que La seconde vie de Rachel Baker n'est en fait pas mon premier livre. En effet j'ai déjà publié 3 livres sous un nom de plume. D'ailleurs, le 3eme sera réédité sous mon véritable nom d'ici la rentrée 2018 (je m'avance sur la date, mais disons que ce sera dans ces eaux-là).

À la base La seconde vie de Rachel Baker devait aussi sortir sous mon nom de plume. Mais j'en avais un peu marre de ne pas pouvoir crier haut et fort que je sortais des bouquins et cela me frustrait beaucoup trop. J'ai donc décidé de le publier sous mon vrai nom, histoire que mon patronyme soit rattaché à kekchoz.

L'origine du livre

Avant d'écrire LSVD Rachel Baker, j'avais travaillé pendant 6 mois sur un tout autre manuscrit. Au milieu de l'écriture, j'ai commencé sacrément à m’essouffler et je ne savais plus où j'allais. J'ai lâché l'affaire et j'ai fait une pause dans l'écriture pendant 2 mois.

Mais bien entendu, j'avais toujours cette envie d'écrire et de sortir un nouveau roman. Il fallait alors que je trouve quelque chose dont j'étais sûre que j'allais pouvoir aller au bout. Quelque chose de motivant pour moi et où je n'allais pas finir par me paumer ou tomber en panne d'inspiration. J'avais déjà un sujet en tête : la résilience. J'avais terriblement envie d'écrire sur le trauma et la capacité humaine de se reconstruire. J'ai donc décidé de partir d'un événement traumatique, pour construire ensuite, plusieurs histoires différentes. Voici comment La seconde vie de Rachel Baker est né. Il fallait que ce personnage soit confronté à un événement terrible dès le début du livre et que le lecteur avec ce personnage, avance jusqu'à un sentiment nouveau, une forme de renaissance.

Le style

Je suis normalement plutôt attirée par le genre polar/thriller. Le drame me touche beaucoup mais jusque là je n'avais pas osé me lancer là-dedans. Pourtant, j'ai pris énormément de plaisir à écrire ce livre. C'est assez plaisant d'écrire sur les sentiments humains, et ça m'a permis de développer ma plume et mon style.

L'action du livre se passe en Alabama. Pourquoi ? Tout simplement parce que je suis fascinée par la culture et l'imagerie américaine. Impossible pour moi d'écrire (ou de lire !) un roman qui se passerait chez moi, en France. Il y a un aspect cinématographique dans tous les polars américains et globalement dans la littérature américaine, et je pense que c'est ce qui m'attire. Il me faut cette lumière, cette ambiance, cette poussière, cet espace, qu'il serait difficile de trouver dans une ville française.

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En plus d'être une histoire sur la reconstruction, La seconde vie de Rachel Baker est aussi une histoire d'amour. Une histoire d'amour pour les autres, mais aussi pour l'autre. Difficile de ne pas insérer un peu de romance (même si je n'aime pas ce mot trop biaisé aujourd'hui) dans mes livres, tout simplement car je pense que cela fait partie de la vie. On tombe amoureux, on ressent, on aime, tous les jours. Écrire sur la naissance des sentiments est très motivant et inspirant.

La couverture du livre provient d'une vieille carte postale américaine trouvée sur une bibliothèque en ligne, la Boston Public Library. Elle montre le parking du Bellevue Diner situé à Montgomeryville. J'ai eu un véritable coup de cœur lorsque je l'ai vu la première fois. Elle illustre parfaitement cette ambiance si particulière des petites villes américaines.

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Quand l'idée devient objet

En bref, La seconde vie de Rachel Baker est un livre qui parle de reconstruction, de l'Amérique, des autres, de l'amour, des souvenirs, du courage mais aussi un peu de soi.

Vous le trouverez un peu partout sur internet en version ebook (3,99€) et papier (14,90€), et vous pouvez directement le commander auprès de votre libraire ! Surtout, surtout (!) n'hésitez pas à laisser des commentaires un peu partout (Amazon, Booknode, etc). J'aime beaucoup lire vos retours, ils m'apprennent beaucoup et surtout, cela m'aide énormément pour la suite ! Merci !

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SPIRIT OF AMERICA

À l'occasion de la sortie de mon roman La seconde vie de Rachel Baker, et sur une initiative personnelle, Marine Chapon, photographe de talent, et moi-même, avons décidé de se retrouver pour une séance photos 100% #americandream.

Le rendez-vous est donné au HD Diner de Bastille à Paris où nous passons commande d'un burger et d'un milkshake version vegan (yes, I'm vegan!).

Marine m'a envoyé les photos très rapidement et que dire à part que j'ai été totalement conquise du style et du rendu ! Je vous laisse en juger par vous-même à travers cette sélection !

La seconde vie de Rachel Baker est disponible en ebook et papier.

 

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